Réseau caribéen pour le developpement de systèmes horticoles agroécologiques
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Effets des biofertilisants en cultures maraîchères

Intervenant :
Yohandri Ruisánchez Ortega

Auteurs :
Yohandri Ruisánchez Ortega

Divers :

Résumé :

L’usage excessif de traitements chimiques et la mauvaise gestion des agroécosystèmes afin d’augmenter les rendements agricoles a provoqué des changements radicaux dans les conditions de vie du système sol. Cela se traduit par une tendance au déséquilibe écologique du milieu ainsi que la contamination des eaux et des aliments. Une agriculture écologiquement durable peut offrir des solutions intégrales pour atteindre un système alimentaire durable en employant des techniques de culture adéquates, notamment l’emploi de plantes de couverture, d’engrais et amendements organiques, de substances stimulatrices de la croissance végétale et des microorganismes bénéfiques. Il faut également ajouter la rotation des cultures, le travail mínimum du sol et le controle biologique des maladies (Altieri, 1997; Bach y Díaz, 2008).

Les biostimulants sont un groupe de produits dont le dénominateur commun est qu’ils contiennent des príncipes actifs qui agissent sur la physiologie des plantes, augmentent son developpement, améliorent sa productivité ainsi que a qualité des fruits tout en contribuant à améliorer la résistance des espèces végétales face aux diverses maladies et situations de stress (Diaz, 1995). Par ailleurs, Diaz (2009) les définit comme des substances biologiques à base de divers composés incluant des phytohormones, des acides aminés, des vitamines, enzymes et minéraux qui agissent conjointement sur les expressions métaboliques et physiologiques des plantes. La concentration hormonale de ces substances est faible (0.02%), ainsi que les autres composants de la formulation. Les types d’hormones et les quantités contenues de chacune d’entre elles dépendent de l’origine de l’extraction (algues, graines, dérivés industriels, substances humiques, extraits végétaux, racines…) et du process utilisé. L’utilisation des biopolymères comme c’est le cas pour la chitine et le chitosan dans les activités agricoles est beaucoup plus récente. Cependant ce biostimulant est considéré comme l’un des plus complexes grâce à ses diverses propriétés parmi lesquelles se détachent ses actions biostimulante, antimicrobienne, fongicide et nématicide ainsi que sa capacité à induire de la résistance chez différentes cultures comme la papaye, la tomate, le soja, la fraise et la pomme de terre (Bautista et al., 2006; Hewajulige et al., 2007).

Les biofertilisants sont des préparations de microorganismes appliqués au sol et/ou sur la plante afin de se substituer partiellement ou totalement à la fertilisation de synthèse et diminer la pollution générée par les produits agrochimiques. Les microorganismes utilisés dans les biofertilisants sont classés en deux groupes : le premier groupe inclut les microorganismes qui ont la capacité de synthétiser des substances promouvant la croissance de la plante, fixant de l’azote atmosphérique, solubilisant le fer et le phosphore inorganique et améliorant la tolérance au stress dû à la secheresse, la salinité, les métaux lourd et les excès de pesticide. Le second groupe comprend les microorganismes capables de diminuer ou prévenir les effets causés par des microorganismes pathogènes (Lucy et al., 2004). Certains microorganismes peuvent se trouver dans ces deux groupes, stimulant la croissance de la plante et inhibant les effets des microorganismes pathogènes (Kloepper et al., 1980).


 
Vidéo :
Deva-0512-22

 

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