Réseau caribéen pour le developpement de systèmes horticoles agroécologiques
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Intégration d’ovins dans un verger d’annonacées en Martinique : leçons apprises et bilan technico-économique

Intervenant :
Dayami Fontes Marrero

Auteurs :
Dayami Fontes Marrero, Carlos Mazorra Calero, Jorge Martínez, Javier Hernández, Abel González y Félix Santiago

Divers :

Résumé :

Pour déterminer la charge optimale (nombre d’animaux/ha) qui permet d’intégrer des moutons dans des parcelles de fruitiers, un essai a été réalisé à la station expérimentale "Dr. Juan Tomás Roig ", appartenant au « Centro de Bioplantas », Université de Ciego de Ávila "Máximo Gómez Báez" pendant trois mois en période faiblement pluvieuse, sur une superficie de 1,14 hectares de plantation de goyaviers (Psidium guajava L. ) var. Enana Roja Cubana.

La parcelle est située sur sol rouge ferrallitique compacté. Les arbres sont établis à une distance de plantation de 4 x 2 m. La parcelle est associée à une couverture de la légumineuse Teramnus labialis sous irrigation par aspersion à angle faible. On a évalué trois charges (21, 17 et 12 animaux par hectare de pâturage), avec dans chaque cas 6 béliers Pelibuey, de la classe croissance-engraissement, avec un poids moyen de 20 kg et un âge compris entre 3 et 4 mois.

On a enregistré le comportement discontinu en pâturage pendant deux jours consécutifs de chaque semaine. Des observations ont été faites toutes les 10 minutes pour les 6 animaux au pâturage, ruminer, se reposer, grignoter les écorces des arbres, consommer les fruits et autres activités, pendant toute la durée du pâturage, soit 5 heures par jour. On a échantillonné la consommation volontaire de l’herbe et calculé la vitesse de consommation. La hauteur de la couverture et la disponibilité en biomasse ont été déterminées avant l'entrée des animaux.

On a évalué les caractéristiques morphologiques des arbres, ainsi que la quantité et la qualité des fruits. C’est pendant la période de faible pluie que la plus grande harmonie est atteinte dans l'intégration de moutons dans les plantations de goyaviers associées à un couvert de T. labialis avec une charge de 17 animaux par hectare. Le système intégré permet, en deux périodes d'engraissement de trois mois chacune, d’amortir les coûts d'investissement, pour qu’à la fin de la première année, les bénéfices dépassent ceux obtenus par la polyculture.


Vidéo :
Deva-0512-17

 

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