Réseau caribéen pour le developpement de systèmes horticoles agroécologiques
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Les mouches des fruits nuisibles au manguier en Haïti : gamme de plantes-hôtes et fluctuations des populations

Intervenant :
Philippe Ryckewaert

Auteurs :
D. Jean-Pierre, S. Quilici, A. Ratnadass, R. Scutt, J-F Vayssiéres

Divers :

Résumé :

En Haïti, la culture de la mangue tient une place privilégiée dans l’exploitation agricole. Ce fruit joue en effet un rôle important dans l’autoconsommation et dans une large mesure dans la sécurité alimentaire locale. En tant que production d’exportation, sa commercialisation génère des devises et crée des emplois, notamment en période de production. Toutefois, l’exportation de mangue est limitée à moins de 5% de la production locale du fait notamment des dégâts causés par les mouches des fruits, qui représentent un des facteurs limitant à l’exportation. Les mouches des fruits (Diptera : Tephritidae) attaquent de nombreuses espèces fruitières cultivées ou sauvages, dont le manguier, y compris la variété ‘Francisque’ principalement exportée sur le marché nord-américain. Ces organismes de quarantaine sont difficiles à contrôler et l’établissement de programmes de lutte intégrée nécessite une bonne connaissance de leur bio-écologie.

La présente étude porte sur l’écologie des mouches des fruits nuisibles au manguier en vue d’une gestion intégrée de leurs populations. Elle vise notamment à préciser (i) la gamme de plantes-hôtes des deux espèces d’Anastrepha (A. obliqua et A. suspensa) et leur phénologie ; (ii) l’abondance relative des deux espèces et les facteurs, abiotiques et biotiques, qui les influencent ; (iv) la présence ou non d’ennemis naturels (endogènes ou exotiques) des mouches des fruits dans et autour des plantations de manguiers.

L’étude se concentre sur deux bassins importants de production de mangue : l’un au Sud-Est (Jacmel, Cayes-Jacmel, Marigot) et l’autre dans le Sud (Camperrin, Cayes, Saint Jean du Sud). Dans un premier temps, nous avons mené une enquête auprès des agriculteurs et des consommateurs, puis nous avons effectué des prélèvements réguliers de fruits piqués de nombreuses espèces fruitières, et un suivi au laboratoire des fruits jusqu’à l’émergence et l’identification des adultes de mouches et de leurs auxiliaires. Par ailleurs, des pièges ont été installés dans un réseau de sites afin d’enregistrer les variations des populations des mouches des fruits en liaison avec la diversité végétale, la production fruitière ainsi que les facteurs abiotiques. Cette étude fournit des informations importantes sur la bio- écologie des mouches de fruits nuisibles au manguier en Haïti et devrait contribuer à la mise en place d’une gestion intégrée de leurs populations.


Vidéo :
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