Réseau caribéen pour le developpement de systèmes horticoles agroécologiques

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Dans le cas des productions horticoles de la Caraïbe, la mise au point de systèmes de cultures agroécologiques en milieu insulaire passe par la prise en compte des contraintes suivantes :

  • Des contraintes biotiques et abiotiques fortes dans des milieux fragiles où la pression des bioagresseurs (nouvelles souches plus virulentes, nouvelles introductions d’organismes nuisibles via le transport ou les échanges de matériel végétal notamment) croît fortement et handicape toujours davantage les cultures, principalement les cultures horticoles, fragilisant ainsi la petite agriculture familiale.
  • Des environnements déjà dégradés par des pratiques de cultures intensives (dégradation des sols par pertes de fertilité, érosion, pollutions diverses…).
  • Les surcoûts liés à l’insularité, notamment pour les importations d’engrais de synthèse ou de composts commerciaux, coûts qui ne vont cesser de croître avec la hausse des produits pétroliers nécessaires tant à leur synthèse qu’à leur transport.
  • La nécessité d’assurer la sécurité alimentaire des populations afin de réduire la dépendance aux produits alimentaires importés tout en encourageant une agriculture locale respectueuse de ces environnements.

Les objectifs spécifiques du projet DEVAG sont donc de :

  • mettre au point des méthodes de cultures basées sur l’intensification écologique pour faciliter le développement des productions horticoles biologiques et agro-écologiques et
  • de créer un réseau régional d’échanges dédié au développement de l’agro-écologie pour les cultures fruitières et légumières dans la Caraïbe.

A ce titre, le projet vise à répondre aux attentes formulées par les professionnels (producteurs, servi ces techniques de développement rural) des pays partenaires :

  • Une demande de solutions techniques pour lever les contraintes biotiques pesant sur les productions horticoles en conditions caribéennes. Les travaux menés visent à concevoir des systèmes de cultures adoptables par les producteurs, systèmes qui devront combiner :
    • La résistance génétique à ces bioagresseurs lorsqu’elles existent (en particulier sur deux cultures phares la tomate et l’igname qui feront l’objet d’actions de recherches ciblées) et une certaine forme de « rusticité » dans ces systèmes à faible niveau d’intrants,
    • L’emploi de méthodes alternatives de lutte contre les bioagresseurs : plantes de couverture et/ou intégration d’animaux pour contrôler l’enherbement dans les vergers ; plantes assainissantes pour réduire les maladies telluriques ; plantes de bordures pour favoriser l’entomofaune utile ou encore pièges et substances naturelles pour prévenir les attaques de ravageurs sur les cultures ou déparasiter les ovins.
    • Une utilisation optimale des matières organiques locales telles les fumiers, les composts ou les engrais verts afin de contribuer tant à l’amélioration de la fertilité des sols qu’à la nutrition des plantes cultivées afin de réduire la dépendance aux engrais importés tout en valorisant les ressources, parfois importantes, disponibles localement.
  • Un besoin d’échanges et de partage avec d’autres producteurs engagés dans un mode de production similaire. Les modules de formation prévus incluant des producteurs cubains, haïtiens, martiniquais et guadeloupéens répondent à cette attente en leur permettant de se rencontrer sur des terrains différents tout en leur offrant des bases communes.
 

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