Réseau caribéen pour le developpement de systèmes horticoles agroécologiques

Connexion

Qui est en ligne ?

20 invités en ligne

PDF Imprimer Envoyer

Du 6 au 19 novembre 2011, le projet INTERREG DEVAG a organisé une formation à Cuba sur le thème de l’arboriculture fruitière en conduite agro-écologique

Un groupe constitué d’une vingtaine de producteurs, agents de développement, chercheurs et enseignants du secteur agricole travaillant à la Martinique, en Guadeloupe et en Haïti, est allé se former aux techniques alternatives développées par Cuba à la suite de la chute du bloc soviétique, qui les a privés d’un approvisionnement en engrais et pesticides chimiques.

Le principe : les matinées occupées à suivre des conférences réalisées par des chercheurs et techniciens cubains, les après-midi étant consacrés à la visite de « fermes intégrales ».

Pendant la première semaine à La Havane les intervenants de l'IIFT ont principalement traité des associations de cultures, fondement de la conduite agro-écologique. Des espèces à mise à fruit plus tardive (mangue, agrumes, avocat) sont associées à des espèces produisant plus rapidement (goyavier, papayer). Les cultures légumières ou maraîchères (haricot, manioc) sont incluses dans ces associations pour occuper les interlignes et accélérer ainsi la rentabilité de la parcelle. L’importance de la santé du sol dans la gestion du système a été soulignée. Les plantes de couverture (légumineuses, graminées, crucifères) sont utilisées dans ces systèmes pour limiter l’érosion et faciliter le drainage. La nutrition a été traitée par l’enseignement de la technique du lombricompostage, celle des bio-fertilisants et bio-stimulateurs, et l’utilisation de mycorhizes. La lutte contre les ravageurs se fait par contrôle mécanique (ramassage des fruits), cultural (variétés tolérantes, taille des arbres, barrières vivantes, plantes pièges), ou biologique (utilisation d’auxiliaires comme les nématodes entomopathogènes). Les techniques de multiplication et de taille de fructification ont été également largement enseignées.

La deuxième semaine, à l’Université de Ciego de Avila (UNICA), a essentiellement traité de l’association entre cultures et animaux, avec pour objectif de satisfaire les besoins des animaux (bovins, ovins, porcins ou volailles) avec des produits de la ferme : aliments sélectionnés (légumineuses, graminées, levures, minéraux), produits phytopharmaceutiques (à base de neem, de Tithonia ou de pyrèthre). Le conditionnement des animaux par aversion nous a été expliqué : il permet d’éviter la consommation de la plante principale (ici des orangers) par les ovins qui paissent dans le verger. La sélection d’animaux adaptés aux conditions climatiques est également un facteur important.

L’hétérogénéité du groupe n’a pas empêché des échanges fructueux entre ses membres, qui ont souhaité voir émerger un projet de réseau de fermes pilotes et sont rentrés dans leurs foyers avec des projets plein la tête.

 

Haut de page